mardi 30 décembre 2008

En manque d'inspi



Vous voulez que j'écrive sur quoi ? =)


lundi 29 décembre 2008

Il y aura toujours trop de morts dans les rues

Hier soir, je rentrais du cinéma, sur Paris. Je suis passé engloutir un Mc Do bien trop gros pour mon ventre. Puis je suis allé chez un pote, boire un thé brûlant. Je suis sorti, emmitouflée dans mon gros manteau, avec mes gants, mon bonnet, mes bottes, tout ça pour affronter le froid 5 minutes, avant de m'engouffrer dans la voiture. Cinq minutes.

Je suis passé devant un SDF, qui lui, était bien moins couvert, alors qu'il affrontait le froid nuit et jour. Et il avait l'air d'avoir le ventre bien creux. Comme ses joues. Et je me suis senti mal. On est remonté à l'appart, et on lui a apporté un croque monsieur. Ses yeux se sont illuminés de joie, et la nourriture n'a pas fait long feu. Il nous a beaucoup parlé. Ah oui, la chaleur humaine. Nous n'étions plus des petits gosses gâtes face à un SDF parmi tant d'autres, nous étions entre humains. Il nous a apporté autant, si ce n'est plus, que nous lui apportions.

Puis je suis rentré me coucher. Et ce matin, c'est la radio qui me réveille : "deux SDF ont encore été retrouvés morts, à Paris. La cause de leur décès est certainement due au froid de la nuit."

Alors je ne dis pas que je suis une sainte,
je ne veux pas exposer ma bonne action,
non, ça fait juste mal.

Parce que qui sait -et qui le saura- un des deux était peut-être celui avec qui j'avais si peu partagé, cette nuit.

Je n'ai aucune position sur ce problème, je ne sais pas s'il faut forcer les SDF à passer la nuit dans des abris ou pas ; j'ai juste essayé de venir en aide à quelqu'un, à ma façon.
Mais nous sommes bien faibles.

samedi 27 décembre 2008

Les vitrines de Noël ! (rentrons dans le rang, youpi-la !)











samedi 20 décembre 2008

C'est Nonoël !

Vu sur Youtube


C'est Nonoël, et ce soir l'essentiel c'est de regarder la haut... !


et là, tu pousses de grands cris de joie ! Comment avais-tu pu oublier la chanson de Noël des Minikeums !

vendredi 19 décembre 2008

Grand Corps Malade, Rencontres (extraits)



Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence :
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience...
On a marché ensemble un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue

[...]

Puis j'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste.
Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe...


Demain, ici, il y aura une vidéo que vous avez sûrement tous oublié, et tout le monde sera très très contents, et la chantera toute la journée.
Indice : "moi le rimmel, c'est ma hantise"

mercredi 17 décembre 2008

Coming soon...

"Et on peut faire une blague pour les copaings"


(Ma pub préférée depuis des années, toutes catégories confondues :P)

mardi 16 décembre 2008

Les femmes et leurs sacs à main : une grande histoire d'amour

Vu sur la blogo




Aujourd'hui, c'est chez Missfashion que je suis, pour sa rubrique un sac, une fille.


Bonne lecture !

lundi 15 décembre 2008

Comme embrumée, extérieure à son propre monde

Texte maison

Il est 10h du matin, et rien ne bouge : je suis seule dans l'appart noir. Je sors petit à petit du doux sommeil de la nuit passée qui a si bien recouvert les éclats mouvementés de la veille. Une impression de sérénité.

Si quelque chose se réveille, ce n'est que moi. J'ai l'impression que Paris dors encore, triste, et pleurant ses dernières larmes, dégoulinantes le long de mes fenêtres.

Un pied sur le parquet, puis deux. J'attrape le doux peignoir sur ma chaise de bureau, et l'enfile en passant devant les grandes baies vitrées de la salle, pour atterrir dans la cuisine. Une théière m'attend, de ce thé que j'ai dit vouloir prendre au petit déjeuné tout les jours jusqu'à la fin de ma vie.
Il est encore chaud, je m'en verse une tasse et la prends dans le creux de mes mains, pour les sentir brûler. Je reviens sur mes pas, et m'approche lentement de la grande vitre. Verrais-je de la neige ce matin ? Non, la ville est seulement détrempée, sous le ciel gris où les décorations de Noël font tout leur possible pour illuminer le macadam. Mon regard balaie les gens qui passent, 2 étages en dessous de moi, dans la rue.

Je colle mon front contre la vitre ; je pense. Puis je l'enlève et me redresse, tire mes yeux du vide dans lequel ils plongent si facilement, au réveil. J'avale une gorgée brûlante, et sens ma langue me piquer. Derrière la vitre, pourtant si fine, le froid. Mes yeux vérifient, sans que je ne leur demande, le thermomètre.
Derrière la vitre, tellement de choses que je suis à milles lieues de m'imaginer. Tellement de souffrance, de stress, de tristesse. Et moi, du haut de mon duplex, j'observe, comme un spectateur, cette ville qui vrombit d'émotions.

Cette nuit, j'irai voir les vitrines de Noël.
Oui tiens, j'irai.

Midinette, part 2 (tou)

Suite au premier article, le deuxième (c'est fou cette logique féminine), portant sur le rôle historique des midinettes à Paris.




Cet article est réalisé avec l'aide d'un dossier rédigé par Pierre Fay.


1917, La guerre s'étend de plus belle, et les femmes sont de plus en plus nombreuses à remplacer les hommes partis au combat.

"Elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient : les midinettes sont dans la rue...".
Elles contestent le chômage obligatoire d'une demi-journée, le samedi, imposé par les patrons de la couture. Ce qu'elles veulent, c'est la VRAIE semaine anglaise, une semaine de travail entière.
C'est avec ces revendications que la grève joyeuse des midinettes démarre.
La situation était insolite : en pleine période de guerre, des centaines de jeunes femmes, les midinettes, parcourent les rues de la capitale en chantant:



« On s'en fout,
On aura la semaine anglaise
On s'en fout,
On aura les vingt sous... »



Au départ, les grévistes se comptent... elles sont deux cents cinquante. Puis elles reçoivent le renfort des cinq cents ouvrières de la maison Cheruit, place Vendôme. Le lendemain, elles sont deux mille en grève. Paris s'étonne, puis s'enthousiasme.

« Sur les Grands Boulevards, écrit le reporter de l'Humanité, un long cortège s'avance. Ce sont les midinettes parisiennes aux corsages fleuris de lilas et de muguet; elles courent, elles sautent, elles chantent, elles rient et pourtant ce n'est ni la sainte-Catherine, ni la mi-Carême. C'est la grève. »


Et la grève s'étend. Elles seront dix mille à revendiquer leurs droits. On voit les cochers et les chauffeurs de taxi faire monter les grévistes pour les emmener à « la Grange aux Belles », le siège de la CGT, qui n'a jamais tant mérité son nom.

Les soldats en permission accompagnent leur petite amie, et il arrive que les gars du bâtiment descendent de leur échafaudage pour applaudir ces jolies filles.



Les patrons finissent par céder. Jamais le proverbe « ce que femme veut » n'a été aussi vrai...

Et cette victoire n'est qu'un début : les unes après les autres, toutes les professions féminines de Paris reprennent les revendications des midinettes.


A suivre...
>>> Hey, c'est mon 100ème message ! CHAMPAAAGNE ! <<<

vendredi 12 décembre 2008

Les trésors de Youtube

Vu sur Youtube


Des fois, tu remercies le Dieu de l'Internet de te faire tomber sur de petites perles.

Et ça, dès le matin, ça m'a fait exploser de rire. Je ne me moque pas (...), mais c'est vraiment énorme.

(Observez les bien, surtout celui de gauche, avec le sweat rayé. Ils donnent TOUT pour vous)


mercredi 10 décembre 2008

Midinette, part 1 (ouane)

Parce que c'est un terme phare de mon blog, et de l'Histoire, j'ai décidé de dédier quelque articles (deux ou trois) aux midinettes.




J'ai beaucoup de visiteurs qui atterissent ici en tapant "qu'est-ce qu'une midinette", ou "midinette définition", ou "midinette se faisant...heu non stop !

Donc, une fois pour toutes, explorons en profondeur la genèse de ce mot !


Il est apparu à la fin du 19ème siècle, pour désigner les ouvrières parisiennes travaillant dans la mode, qui ne mangeaient pas grand chose à midi : le mot est composé de "midi" et "dinette".
Mais le sens à changé, et aujourdui, une midinette est une fille sentimentale, naïve et frivole. Légère.


Il y a un poème (de Patrice Leconte) qui illustre bien cette légereté faussement innocente, sous couvert de lubricité :


Les midinettes
Sortent des cours
A midi pile.
A midi net,
Au Luxembourg
Se désopilent
Pour leur dînette
C'est un concours
De sex-appeal


De vieux messieurs oisifs tout à fait respectables,
Assis de loin en loin sur les chaises du parc,
Regardent en souriant ce si charmant spectacle
Il est bien loin le temps où Éros et son arc...
La canne entre les jambes et la main en visière
A l'amicale des boules dont ils ont été membres
Tirant sans trop y croire sur une pipe en bruyère
Parfumés de jeunes filles qui graciles se cambrent.
Le soir à la maison, déçus par leur compagne
Ces vieux messieurs rosis auront la tête ailleurs
Alors, en sirotant une coupe de champagne
Se diront la jeunesse rend le monde meilleur !




Les midinettes, aujourd'hui si souvent taquinées, jouèrent pourtant un rôle important dans l'Histoire de notre douce France. Lors de la 1ère guerre mondiale, le féminisme n'existait pas encore mais des centaines de femmes allaient faire changer les esprits, en animant un conflit social comme on en a rarement revu, détruisant la masculinité des employeurs et du monde du travail.


Mais l'aspect historique, c'est au prochain billet...

mardi 9 décembre 2008

L'enfance continue de grandir trop vite !

Aux Etats-Unis (aux STATES, pour nos parents qui se pensent encore branchés - branchouilles, dirait mon père, aaarg), y'a un petit qui a écrit un livre sur l'art de parler aux filles.

Il parait que ça a commencé par un travail d'école, et qu'il a simplement décidé de le continuer.

Alors du haut de ses neuf ans, avec sa petite main, il a rédigé 46 pages comme ça, pour aider les autres garçons. Parce qu'il a "vu plein de garçons qui avaient des problèmes pour parler aux filles".

Le petit, il les met en garde avec de bons conseils : il faut arrêter de se pavaner, ne surtout pas hésiter sur les compliments, et se méfier des jolies filles. Oui, oui, à neuf ans, il a déjà tout assimilé.


Et il ajoute même "c'est facile de repérer les jolies filles : elles ont de grandes boucles d'oreilles, des robes branchées et tout un tas de bijoux".

Encore mieux, sa petite bouche articule "les jolies filles sont comme les voitures qui ont besoin de beaucoup d'essence".



Il est maintenant invité sur plein de plateaux télévisés, son livre est un des best-seller du moment, il a signé un contrat avec HarperCollins, et il a donné une interview, entre autre, pour le New York Post.

Rien que ça.

Mesdemoiselles, il va falloir user de ruses, parce que nous sommes encore trop simples, apparemment !

samedi 6 décembre 2008

Vive les mariés !



On a tous des ex, que l'on aime ou pas, de qui l'on a des nouvelles ou pas.


J'ai connu un garçon, vers mes 14 ans, dont je suis tombé folle amoureuse. Il avait 1 an de plus que moi, et représentait "l'homme" (laisse moi rire...) idéal. Je l'ai idéalisé, et on a quand même eu une jolie histoire. Heureuse, par moment chaotique, mais jolie, et c'est tout ce qui importait.

J'étais en pleine adolescence, dans ma période "nique-tout-moi-tu-me-respecte", et j'avais "mon mec". Si si, à 15 ans c'est comme ça. Bonnie and Clyde. Même si il y a eu beaucoup de choses assez remuantes entre nous, avec le recul je ne cracherai plus sur notre histoire : l'un à travers l'autre on s'est découvert, on s'est hissé, et on a apprit le nouveau pan de vie qui s'offrait à nous.


Je n'ai connu que deux amours fous, et ç'en est un. Eddy, il s'appelait. Quand j'y repense maintenant, c'est avec un petit sourire. Parce que Eddy c'était le mec qu'il me fallait dans cette période si difficile, mais pas de ceux avec qui je ferai ma vie. Même plus de ceux sur qui je me retournerai. Je suis snob, diront certains. Oui. Même si j'ai de l'estime pour lui. Ce n'est pas méchant, c'est juste que je ne serai plus avec un homme comme ça, parce que l'amour n'est pas dans le mariage à 18 ans, les vacances une fois par an au camping d'Arcachon, ni devant Téléfoot le dimanche matin dans le lit (tu comprends à l'époque un garçon si mature et si indépendant, ça me faisait rêver - c'était la classe).
Tout sauf cette vie là.

Mais plus que ça, cette relation m'a fait grandir d'un coup : j'ai du faire face, pendant je ne dirai combien de temps, à une fille qui n'avait aucun scrupules. 20 ans (j'en avais 14...), mythomanie détectée, harceleuse. Et j'ai toujours eu le dessus, dans la sagesse comme dans le mépris. Aujourd'hui encore, je ne comprends pas comment on peut être comme ça à 20ans...

J'ai mené notre barque jusqu'au jour où, trop épuisée par une relation jamais calme, sans aucun répit, avec un garçon qui commençait à prendre goût à ce combat, et voyant l'amour rongé, j'ai dit merde. J'ai dit merde à ce mec qui ne se bougeait jamais, et j'ai fait beaucoup de mal à cette fille (il le fallait...), puis je me suis tiré. Ai tourné la page. Et j'ai puisé de la force dans ma peine, le temps de me reconstruire : si j'étais capable de faire face à autant de chagrin, alors c'est que j'étais forte...


Si je raconte tout ça parce que en ce moment je me retourne sur cette première histoire, l'amorce de ma vie amoureuse. Mon premier amour va être papa. Et je ne suis pas triste ou en colère, je suis soulagée. Je ne sais pas exactement de quoi, mais c'est du soulagement. L'heureuse élue est cette fille si basse qui a attendue que je lâche l'affaire, et qui jour après jour égratignait son image.


C'est jeune, je sais que ce ne sera pas avec elle qu'il finira sa vie, et qu'il ne se contentera pas d'elle.

Ma foi, chacun décide de sa vie, mais je préfère tellement la mienne... Au moins, je n'en gâcherai pas 3 d'un coup.