vendredi 26 septembre 2008

Capter la poésie, ou qu'elle soit


On vient d’en bas. De cette chaleur moite des entrailles du métro qui se mêle curieusement à l’impeccabilité clinique des carreaux blancs de faïence de la voûte. Le regard morne, on a marché vers la sortie – à part les deux ou trois premiers qui grimpent quatre à quatre, les autres ont pris le rythme résigné, rien ne dépasse, chaque homme reste une île. On vous a tenu vaguement la porte battante, et vous l’avez tenu à votre tour, sans lever les yeux vers le bénéficiaire. On a monté quelques marches, on n’attend rien que de poursuivre. Et tout d’un coup, c’est le haut qui vous prend, vous allège, vous enlève. Ce carré bleu en haut des marches, ce bout d’immeuble, ces branches d’arbre treillageant le ciel.

[…]

La rumeur change, prend une fraicheur céleste ; on ne voit pas encore une voiture, pas un passant, mais on sait qu’une vie jeune bourdonne en haut, une vie de printemps, d’été. Le cœur cogne un peu plus vite, mais les marches n’y sont pour presque rien. Il faudrait s’arrêter là, invisible, anonyme, ne pas poursuivre l’ascension pour garder ce carré parfait.

[…]

Les derniers pas sont plus lents à présent. On respire, on reçoit la ville en pleine poitrine. Arrivé à la surface, on jette un regard satisfait sur un royaume qui déjà s’aplanit, se défait, se dilue dans trop d’espace et de destins possibles. On ne tient Paris qu’au moment de sortir du puits.
Juste avant.


Paris l’instant, P. Delerm

lundi 15 septembre 2008

Revenir à l'ancien Facebook

Vu sur Facebook



Bon, aujourd'hui parlons sérieusement. Fini les futilités capillaires, tout ça.

Y'a un truc super grave qui se passe : la nouvelle version de Facebook nous a été imposé, ça y est. On en est rendu là.

MAIS TOI, tu n'aimes pas la nouvelle version de Facebook. Oh non, tu ne l'aimes pas, cette version toute moche et lente, qu'ils ont osé t'imposer sans scrupules !

Ok. J'ai le truc. La TACTIQUE, comme on disait quand on était au collège. La méthode implacable pour revenir à la bonne vieille version de ton très cher Facebook, qui te perds dans un flot d'inutiles conneries plus qu'autre chose, mais allons, que tout le monde aime quand même.


Oui oui, j'te l'explique :


COMMENT REVENIR A L'ANCIEN FACEBOOK, MARINE ?

1) Tu va à l'adresse http://apps.new.facebook.com/?fbnew_opt_out=1

2) Tu ajoute l'application "Developer" http://www.facebook.com/apps/application.php?id=2345053339

3) Tu RETOURNE à http://apps.new.facebook.com/?fbnew_opt_out=1


Alors, à qui on fait un bisou ? De rien, ingrat.

vendredi 12 septembre 2008

La coiffeuse tâche c'est toujours pour...

...Bibi moi

JE SUIS obsédée par mes cheveux, c'est un fait. Je fais ce que je veux avec. Je passe des journées à les pouponner (même si le résultat se voit pas toujours!). J'adore m'en occuper.


[ Ma nouvelle lubie est d'avoir un châtain alors que je suis blonde comme le soleil (meuuuh c'bô!), bien sur la couleur a tenu 1 mois, le blond est revenu en force... ]


Je suis pleine d'astuces sur ce qu'il faut faire et ne pas faire. (Tellement que des fois je me prends pour une diplômée en coiffure, et que je me les coupe toute seule - mais t'inquiète le résultat est bien).

Alors ce que je trouve MOYEN c'est quand une coiffeuse, qui a été formée pour ça j'précise, fait n'importe quoi avec MES cheveux... GENRE.

Genre ce qui m'est arrivé aujourd'hui.


Déjà que plane sur moi la malédiction des coiffeurs, ça c'était pas forcement indispensable...


Mes cheveux qu'ils sont brillants, doux, et soyeux ! (L)


Oui, parce que je suis tombé sur la coiffeuse la plus nase qu'il soit. J'ai pas eu le courage d'en changer, et de lui murmurer "j'vous implore...laissez votre collègue vous remplacer".

Bon.

DÉJÀ, j'avais lavé mes cheveux le matin même avec mon shampooing spécial, comme d'hab, et j'ai ronchonné quand elle m'a fait 2 shampooings. Avec toute cette mousse, son shampooing il devait pas être très naturel, j'en frissonnais sur mon petit bac à shampoo. Bref. Ensuite, pas de soin... J'suis pas spécialement exigeante, mais TOUT le salon sait que quand je viens j'ai BESOIN d'un soin si ils veulent réussir à démêler mes cheveux ensuite. C'tout. On m'le demande même plus, alors je pensais qu'elle le savait, j'ai rien dit...

Résultat = catastrophe obligée. Et vas y que j'abîme bien tes longueurs comme il faut en tirant dessus avec mon peigne. A ce stade là, je bouillonnais de colère. Ça a duré un quart d'heure, pendant lequel mes longueurs ont subi le pire traitement de leurs vies (MAIS notez quand même les "ah oui oui oui, vos longueurs sont fragilisées hein?" de la dîte-coiffeuse). Elle était bien loin ma brosse en poils de sanglier, j'crois que je ne l'ai jamais autant désiré...


Mes cheveux, ils étaient tout pas beaux d'avoir été torturés ainsi. Alors pour la mise en plis, elle leur a foutu le sèche-cheveux bien chaud dessus... Là, je me suis demandé où elle avait eu son diplôme, et SI ELLE L'AVAIT EU. Mes yeux s'embuaient petit à petit...

Après les avoir bien cramé comme il faut, elle a repris le peigne, s'est approché d'une mèche que j'entendais crier de peur, et à tenter de les démêler à nouveau. Là, elle s'est dit que ça allait être comme tout à l'heure. Et moi aussi. J'peux te dire que j'étais au bord de la crise de nerfs, de larmes, de ce que tu veux.


Et là, le best of, le summum, l'apothéose de tout ça pour finir en beauté, le truc qui surpasse tes espérances, lecteur,


En exclu, jamais vu chez vos coiffeurs,


Je te le donne en mille :




"Voila mademoiselle!"
"... ??!!!?!"





Oui... Elle m'a pas coiffé... (!)

Je suis sorti du salon de coiffure les cheveux emmêlés... (heureusement qu'elle me les a séché pt'ain, trop bonne!)

J'ai du passer le coup de brosse chez moi.

Et puis je les ai relavé et fais un énoooorme masque, tant que j'y étais.

On est jamais mieux servis que par soi-même... C'est clair.
(J'dis même pas le nom du salon, c'est tellement la honte pour eux...)


Allez à la prochaine, on s'retrouvera pour parler de divers pervers à qui je suis confronté sur Ebay.

mercredi 10 septembre 2008

Petit pamphlet sur la méchanceté.

Salut toi !

Tu sais quoi ? On va parler caractère féminin today (mais pas que) : Parfois ça soulage d’être méchante. Enfin j’dis ça pour moi, mais j’pense que je suis pas la seule à qui ça correspond. Alors biennnsuuur, tout de suite, ça fait peur. Y'a des gens qui se méfient de moi « parce que je sais que toi tu pourrais me faire du mal », « toi, tu as le truc pour me faire mal et tu le sais… ». Nan mais attendez les loulous, on va arrêter un peu la parano, encore je serai Succo au féminin j’veux bien, mais là c’est juste pas possible : j’suis pas méchante avec les gens que j’aime ! Et si j’te parle un tant soit peu, ben je t’aime bien ! Tant qu’on me fait rien hein, gnrf. Et même parfois quand j’encaisse, pourtant. Alors on arrête le délire, ça arrangera pas mal de choses.

J’pense qu’on a besoin d’être méchant parce qu’on a souffert de la méchanceté de quelqu’un d’autre. Moi, faut pas s’étonner, si je suis comme ça, ça vient de lui, faut pas chercher plus loin hein ! Allez tous en chœur, merccciiii J* !
Alors généralement j’essaye de me contenir. J’aime pas trop laisser ma méchanceté flirter avec les autres. Le grand-père de Spiderman il a dit "quand on a de grands pouvoirs, il faut avoir de grandes responsabilités !". Et moi mon grand pouvoir c’est ça… Rienqu'capt'ainlameufkoua !

Parce que faut dire aussi que je suis un peu la spécialiste pour ça : faire mal d’un air détaché, d’une remarque qui heurte, un petit pic aiguisé, l’air de rien.
Mais voilà, j’suis pas sans cœur non plus, y’a des gens avec qui j’arrive pas. J’crois que c’est les gens que j’ai laissé rentrer dans mon cœur, à l’époque. A l’époque où du monde pouvait rentrer. Portes ouvertes.
Bref.

Du côté victime, maintenant, la méchanceté ça me touche pas beaucoup. Oh si y'a bien certaines personnes qui ont trop d’emprise sur moi, mais toujours un nombre minime. Ça touche plutôt mon petit ego. C’est pas beau, mais c’est là que ça fait mal.
Mais l’ego, c’est pas comme le cœur, c’est pas de la pierre, ça s’efface vite, suffit de le balayer d’un battement de cil. Alors cligne beaucoup des yeux. Ça t’épargnera plus qu'une sécheresse oculaire.

Je me souviens, au collège, il y avait une fille qui s’appelait Annabelle, qui était moche, et constamment seule dans un coin de couloir. Quand j’y repense, qu’est-ce qu’elle devait être malheureuse… Tout le monde l’appelait « Anna-thon ». Subtile. Elle recevait la méchanceté de tous les petits collégiens sans pitié, c’était une bête épiée. Un jour, une fille de notre classe à même dit, comme si cela paraissait invraisemblable : « J’ai vu Anna-thon hier à Carrefour. Elle était avec sa sœur, et elle RIGOLAIT. »
Absurde…
J’ai toujours été un peu en retrait, en ce qui concerne toute cette méchanceté qui déferlait sur elle.
J’aime pas la méchanceté gratuite. Les gens malheureux, ça me fait plus mal au cœur que n’importe quel mot balancé avec la verve la plus grotesque. En réalité, ma méchanceté je ne l’utilise vraiment que dans les cas où il faut remettre quelque chose / quelqu’un en place. « Sur le plus haut trône du monde, on est jamais assis que sur son cul », non ? Et c’est tellement bon de le rappeler à certaines personnes…

Méchanceté, ou bonté d’âme ? hin hin hin.
CQFD.

jeudi 4 septembre 2008

"On me dit que le temps qui glisse est un salaud..."

J'ai pas le temmmmmmmmps, mon espriiiiit, glisse ailleuuuuurs... (chanson la plus pourrie des B.O. je vous le concède).

Non sérieusement. Paletan quoi.
Pas le temps pour mon blog, pour voir qui que ce soit, pour tout. Je ne sors même plus en ville.
Alors sur ce blog ou in real, ne m'en voulez pas...


Bon par contre, si je passe ici, autant dire un truc, alors... Ben dans 3 mois j'aurai enfin une armoire double dotée d'une contenance de oufffff' !
(Yiipii)


En attendant, je vous met (tsss) cette pub parce que j'en suis folle, et que cette nuit je me suis crû dedans. Rienqu'ça.

Sensualité, espiègleries, mondanité.

Cookette tu me manques. A bientôt. Toussaint, si je peux...